Bascanne Voyage

Circuit en moto avec les easy-riders depuis Dalat à la découverte des fabriques locales

Avec 2 easy-riders pour joindre Dalat à Nha Trang en motos

Arrivés sur Dalat le 20 février, nous sommes accostés peu de temps après par les easyriders proposant plusieurs journées de motos à la découverte du centre du Vietnam. Séduits par Tin Tin (oui, c’est son prénom), sa jovialité et son français très correct, nous décidons de partir trois jours avec lui et son ami le 23 février. Trois jours où nous découvrons des paysages et cascades sublimes, testons la balade en éléphant, découvrons différents lieux de production, tant agricoles que manufacturés et enfin allons au plus près de la culture des montagnards vietnamiens.

Les fabriques locales entre Dalat et Pleiku, centre-sud du Vietnam

Régulièrement, Tin Tin et Hung s’arrêtent pour nous faire visiter des lieux de productions locales. Ainsi nous nous retrouvons dans une serre pour réaliser une séance photos au milieu de fleurs multicolores. Dalat et sa région sont un haut lieu de production de fleurs dont la « Lili ». Elles sont coupées tous les 3 à 5 jours pour repousser à nouveau. Les hollandais et leurs tulipes ont de quoi s’inquiéter.

Dans la foulée, nous interrogeons Tin Tin sur cette odeur qui taquine notre nez depuis quelques kilomètres. Une odeur de jasmin. Ce sont les caféiers décorés de leurs belles fleurs blanches. Le Vietnam est le deuxième producteur de café au monde (et il est bon !). Il se récolte en novembre avec deux qualités différentes :

  • Le robusta où l’arbre a des grandes feuilles ;
  • Le mocca, de meilleur qualité (petite feuille) ;

Ils élèvent aussi des fouines mangeuses de graines de café qu’elles ne digèrent pas mais qu’elles rendent avec les excréments. Il est ensuite torréfié. De prime à bord cela ne donne pas envie, surtout lorsque nous visitons les cages des fouines et les bocaux des excréments… Nous goutons et sa saveur particulière est délicieuse !

Savez-vous comment le fil de soie est produit ? Lors d’une visite d’une fabrique, Tin Tin nous présente un cocon et explique qu’en tirant dessus nous obtenons entre 500 et 1000 mètres de fil par cocon ! Il est tiré autour de bobines et humidifié pour être à nouveau enroulé dans des bobines plus grandes.

Au Vietnam, l’aliment de base, c’est le riz produit sous différentes formes : alcool, galette, pâte, … La visite de deux fabriques nous en apprend plus sur la production des galettes et des pâtes de riz.

Le deuxième jour de notre road-trip, nous sommes surpris par la façon dont les briques des maisons sont construites. L’argile humide (sans doute mélangée à d’autres choses) est injecté dans une machine le moulant dans une forme de brique. Une fois séchées, elles sont cuites plusieurs jours dans un four leur donnant une couleur orange. Cette méthode apparait très artisanale alors qu’une grande usine nous aurait moins surpris.

Nous terminons nos visites par la fabrication des tambours utilisés lors des cérémonies religieuses.

Point de vue sur le mode de fonctionnement du vietnamien

Après ces visites et les observations faites pendant ces 4 semaines, nous en sommes arrivés à certaines déductions sur le mode de fonctionnement économique des Vietnamiens.

L’ensemble des activités sont très segmentées et très souvent gérées par une famille complète. Il y a le restaurant, le vendeur de machines à laver, le producteur de café ou galettes de riz, …, le garagiste, le gardien de scooter, et ainsi de suite. Chacun payant aux autres chaque petit service de sa spécialité. Ainsi, tout se monnaye. Cela semble normal comme s’il y avait une confiance dans la circulation de cet argent. Le plus bel exemple est celui des restaurants. Ils mangent rarement chez eux car il y a les spécialistes de la restauration. Ils y mangent et cet argent circulera pour leur revenir. En France, nous aurions tendance à tout faire soi-même pour économiser… Cela me fait penser à mon travail où j’accompagne les personnes en transition professionnelle afin de les aider à trouver leur spécialité, celle qui vient du cœur. La difficulté réside souvent dans le modèle économique à imaginer pour essayer d’en vivre. Au Vietnam, elle serait moins grande !

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